Archive de 10 juin 2008

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Unil and co.

juin 10, 2008

Aujourd’hui, du mal à me lever (ce qui est d’ailleurs une habitude chez moi), je me dirige péniblement vers la cuisine. Mon Nesquick avalé je me dis : « c’est une journée comme les autres ». Sortie du train après avoir en vain essayer de me remémorer la sensation de bien-être que te procure ton réveil programmé trop tôt lorsque tu te rends compte que tu peux pieuter encore 1 heure, je rejoins ma ptite bande de copines avec qui déconner ne se limite pas à une partie de franches rigolades autour d’une table du regretté B2, anciennement Humense, rebaptisé Anthropôle, mais ressemble plutôt à d’étranges spasmes d’étranglements provoqués par un sandwich à la dinde mal ingurgité au moment où l’une d’entre elle lance sans complexes aucun que son esthéticienne a refusé de lui épiler le bikini en forme de cœur prétextant un manque de connaissance en la matière : « en effet mademoiselle, vous êtes la première cliente à me demander cela, ça doit être une mode venue des Etats-Unis ». Dommage, le copain de la copine en question devra par conséquent se contenter d’une épilation de l’entrejambes des plus classiques, une mode venue de Suisse paraît-il.

Un sandwich à moitié digéré, 2 heures de marche, 15 canettes de coca et 36 chewing-gums plus tard, nous arrivons enfin au défunt bâtiment de Pharmacie, fraîchement surnommé Génopode afin de suivre un cours dont l’intérêt discutable est vite évincé par l’absence d’aération régnant dans la salle, sachant que le nombre d’étudiants au mètre carré dépasse les 43 unités. Un cours d’histoire internationale contemporaine après et 58 asphyxies et crises d’apoplexie en tous genres ayant été gérées tant bien que mal, je sors toute gaierette de l’auditoire. Bon ce n’est pas comme si la journée avait été éreintante : bizarrement mes 2 heures de cours de la journée m’ont quand même bien fatiguées. Bienvenue en science po !

Les bla bla habituels sur le capitalisme marchand et autres débats sur l’anarchie postulée par le courant réaliste finis, le long trajet reliant le Génopode à la cafette du bien aimé CP 2, nouvellement appelé Amphimax, nous tend les bras. L’orage tombe à pic, j’avais justement décidé ce jour-là de laisser mon parapluie à la maison. Nous décidons de rejoindre l’arrêt du tsol. De toute façon il ne tombe plus que 600m3 d’eau par minute, mes ballerines supporteront certainement le choc. La décision de boire une 16ème canette de coca se fraie rapidement un chemin lorsque la voix d’un employé…employée (difficile à définir) se fait ouïr : « nous subissons un retard dans les horaires dû à l’orage ayant endommagé les lignes ». Le trajet usuel de 15 minutes se révèle finalement être de 45. La chance fait mine d’être avec moi : il semble ne plus pleuvoir et il me reste encore 10 minutes avant le départ de mon train. C’était vite dit. Le petit chêne, habituellement si sympathique à descendre les jours où la mauvaise idée de mettre des talons de 8 centimètres de haut ne nous prend pas, ne ressemble plus à une ruelle pavée d’une charmante petite bourgade de bord de lac mais plutôt au sombre couloir de la mort que nos amis américains texans victimes du conservatisme doivent emprunter, la pluie battante et le vent transversal en plus. La gare olympique se profile au loin, mon train est toujours là. Ouf ! C’était sans compter l’heure de pointe et un flux surprenant de touristes pseudo-backpackers à chemises à fleurs, pantalons aux imprimés dinosaures et chaussures de grimpe qui, à eux seuls, auraient pu faire l’objet d’un travail ethnologique de premier ordre. Arrivée enfin à destination, la météo helvétique avait définitivement décidé de ne donner aucun sursis à mes ballerines. 10 minutes d’effort plus tard, un jeans skin taille basse MNG tout juste bon à faire office de serpillière pour les W.C municipaux et des ballerines londoniennes à faire rire un tahitien en tongs Havaianas, je ne suis pas mécontente de savourer mes Frosties devant un téléfilm allemand de première qualité diffusé sur M6.

DEDICACE : Aux Uniliens (qui apprécieront le champ lexical des bâtiments de Dorigny beach) mais surtout à mes pines d’huîtres que j’aime.

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Défi Canon EOS

juin 10, 2008

Participation au défi EOS organisé par Canon sur internet=> liste des demi-finalistes